Seleziona la sigla di un'opera per consultare le informazioni collegate

Lemma  trope 
Categoria grammaticale 
Lingua  francese 
Opera  Du Marsais (1971c) 
Sinonimi   
Rinvii  figure (francese)
figure de mots (francese)  
Traduzioni   
Citazioni 

[...] chaque espèce de trope a son caractère propre qui le distingue d’un autre, come il a été facile de le remarquer par les observations qui ont été faites sur chaque trope en particulier.
- Du Marsais (1971c), a pag.185-186

[...] le mot de Tropes n’est pas un terme que j’aie inventé, c’est un mot conu de toutes les persones qui ont fait le cours ordinaire des études, et les autres qui étudient les belles-lettres françoises trouvent ce mot dans toutes nos réthoriques.
- Du Marsais (1971c), a pag.vii

Avant que de parler de Tropes en particulier, je dois dire un mot des figures en général; puisque les Tropes ne sont qu’une espèce de figures.
- Du Marsais (1971c), a pag.15

I°. Un des plus fréquens usages des tropes, c’est de réveiller une idée principale, par le moyen de quelque idée accessoire [...] 2°. Les tropes donent plus d’énergie à nos expressions. Quand nous somes vivement frapés de quelque pensée, nous nous exprimons rarement avec simplicité; l’objet qui nous ocupe se présente à nous avec les idées accessoires qui l’acompagnent; nous prononçons les noms de ces images qui nous frapent; ainsi nous avons naturèlement recours aux tropes, d’où il arive que nous fesons mieux sentir aux autres ce que nous sentons nous-mêmes [...] 3°. Les tropes ornent le discours [...] 4°. Les tropes rendent le discours plus noble: les idées comunes auxquelles nous somes acoutumés, n’excitent point en nous ce sentiment d’admiration et de surprise qui élève l’ame: en ces ocasions on a recours aux idées accessoires, qui prêtent, pour ainsi dire, des habits plus nobles à ces idées comunes [...] 5°. Les tropes sont d’un grand usage pour déguiser des idées dures, désagréables, tristes, ou contraires à la modestie; on en trouvera des exemples dans l’article de l’euphémisme, et dans celui de la périphrase. 6°. Enfin les tropes enrichissent une langue en multipliant l’usage d’un même mot; ils donent à un mot une signification nouvèle, soit parce qu’on l’unit avec d’autres mots, auxquels souvent il ne se peut joindre dans le sens propre, soit parce qu’on s’en sert par extension et par ressemblance, pour supléer aux termes qui marquent dans la langue [...] les tropes n’aient ‘d’abord été inventés que par nécessité, à cause du défaut et de la disette des mots propres’ et […] aient ‘contribué depuis à la beauté et à l’ornement du discours, de même à peu près que les vêtements ont été employés dans le comencement pour couvrir le corps et le défendre contre le froid, et ensuite ont servi à l’embélir et à l’orner.
- Du Marsais (1971c), a pag.36-39

Il y a quatre diférentes sortes de figures qui régardent les mots [...] 4°. Enfin, il y a des figures de mots qu’on apèle ‘tropes’; les mots prènent par ces figures des significations diférentes de leur signification propre. Ce sont là les figures dont j’entreprens de parler dans cette partie de la grammaire.
- Du Marsais (1971c), a pag.25

Les tropes qui ne produisent pas les éfets que je viens de remarquer, sont défectueux. Ils doivent sur-tout être clairs, faciles, se présenter naturèlement, et n’être mis en œuvre qu’en tems et lieu.
- Du Marsais (1971c), a pag.41

LES TROPES sont des figures pas lesquelles on fait prendre à un mot une signification, qui n’est pas précisément la signification propre de ce mot: ainsi pour entendre ce que c’est qu’un trope, il faut comencer par bien comprendre ce que c’est que la signification propre d’un mot [...] Ces figures sont apelees ‘tropes’ du grec ‘tropos’ ‘convérsio’, dont la racine est ‘trepo’, verto, ‘je tourne’. Elles sont ainsi apelées, parce que quand on prend un mot dans le sens figuré, on le tourne, pour ainsi dire, afin de lui faire signifier ce qu’il ne signifie point dans le sens propre [...] Les tropes sont des figures, puisque ce sont des manières de parler, qui, outre la propriété de faire conoître ce qu’on pense, sont encore distinguées par quelque diférence particulière, qui fait qu’on les raporte chacune à une espèce à part. Il y a dans les tropes une modification ou diférence générale qui les rend tropes, et qui les distingue des autres figures: elle consiste en ce qu’un mot est pris dans une signification qui n’est pas précisément sa signification propre; mais de plus chaque trope difère d’un autre trope, et cette diférence particulière consiste dans la manière dont un mot s’écarte de sa signification propre [...].
- Du Marsais (1971c), a pag.26-27

 
Creative Commons License
Dizionario generale plurilingue del Lessico Metalinguistico is licensed under a Creative Commons Attribuzione-Non commerciale-Non opere derivate 2.5 Italia License.
Based on a work at dlm.unipg.it