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[...] celles [manières de parler] qui expriment non seulement des pensées, mais encore des pensées énoncées d’une manière particulière qui leur done un caractère propre, celles-là, dis-je, sont apelées ‘figures’, parce qu’elles paroissent, pour ainsi dire, sous une forme particulière, et avec ce caractère propre qui les distingue les unes des autres, et de tout ce qui n’est que phrase ou expression. - Du Marsais (1971c), a pag.20 [...] LES FIGURES sont des manières de parler distinctement des autres par une modification particulière, qui fait qu’on les réduit chacune à une espèce à part, et qui les rend ou plus vives, ou plus nobles, ou plus agréables que les manières de parler, qui expriment le même fonds de pensée, sans avoir d’autre modification particulière. - Du Marsais (1971c), a pag.23 ‘Figure’ dans le sens propre, est la forme exterieure d’un corps. Tous les corps sont étendus; mais outre cette propriété générale d’être étendus, ils ont encore chacun leur figure et leur forme particulière, qui fait que chaque corps paroît à nos yeux diférent d’un autre corps: il en est de même des expressions figurées; elles font d’abord conoître ce qu’on pense; elles ont abord cette propriété générale qui convient à toutes les phrases et à tous les assemblages de mots, et qui consiste à signifier quelque chose, en vertu de la construction grammaticale; mais de plus les expressions figurées ont encore une modification particulière, que l’on fait une espèce à part de chaque sorte de figure. - Du Marsais (1971c), a pag.19 Come les figures ne sont que des manières de parler qui ont un caractère particulier auquel on a doné un nom; que d’ailleurs chaque sorte de figure peut être variée en plusieurs manières diférentes, il est évident que, si l’on vient à leur doner des noms particuliers, on en fera autant de figures. De là les noms de ‘mimésis’, ‘apóphasis’, ‘catáphasis’, ‘asteismus’, ‘mycterismus’, ‘charientismus’, ‘diasyrmus’, ‘sarcasmus’, et autres pareils qu’on ne trouve guère que dans les ouvrages de ceux qui les ont imaginés [...] les noms de ces sortes de figures étant arbitraires, et quelques-uns ayant beaucoup de raport à d’autres, selon leur étymologie, il n’est pas étonant qu’on les ait souvent confondus. - Du Marsais (1971c), a pag.187-188 J’ai ajouté dans cette nouvelle édition, l’explication des noms que les grammairiens donent aux autres figures, tant à celles qu’ils apèlent ‘figures de dictionis’ ‘dictionum figuræ’, qu’à celles qu’ils noment figures de pensées, ‘figuræ sententiarum’. - Du Marsais (1971c), a pag.viii On dit comunement que ‘les figures sont des manières de parler éloignées de celles qui sont naturèles et ordinaires’: que ‘ce sont de certains tours et de certaines façons de s’exprimer, qui s’éloignent en quelque chose de la manière comune et simple de parler’: ce qui ne veut autre chose, sinon que les figures sont des manières de parler éloignées de celles qui ne sont pas figurées, et qu’en un mot les figures sont des figures, et ne sont pas ce qui n’est pas figures. D’ailleurs, bien lois que les figures soient des manières de parler éloignées de celles qui sont naturèles et ordinaires, il n’y a rien de si naturel, de si ordinaire et de si comun que les figures dans le langage des homes [...] bien loin que les figures s’éloignent du langage ordinaire des homes, ce seroit, au contraire, les façons de parler sans figures qui s’en éloigneroient, s’il étoit possible de faire un discours où il n’y eût que des expressions non figurées. Ce sont encore les façons de parler recherchées, les figures déplacées et tirées de loins, qui s’écartent ‘de la maniére comune et simple de parler’ [...]. - Du Marsais (1971c), a pag.15-17
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