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Lemma  verbe 
Categoria grammaticale 
Lingua  francese 
Opera  Lancelot - Arnauld (1676) 
Sinonimi   
Rinvii   
Traduzioni   
Citazioni 

Il doit donc demeurer pour constant, qu'à ne considerer simplement que ce qui est essentiel au verbe, sa seule vraye définition est, 'vox significans affirmationem; un mot qui signifie l'affirmation'. Car on ne sçauroit trouver de mot qui marque l’affirmation, qui ne soit verbe, ni de verbe qui ne serve à la marquer, au moins dans l'Indicatif. Et il est indubitable que si on avoit inventé un mot, comme seroit 'est', qui marquast toûjours l'affirmation, sans avoir aucune difference ni de personne, ni de temps: de sorte que la diversité des personnes se marquast seulement par les noms & les pronoms, & la diversité des temps par les adverbes, il ne laisseroit pas d'estre un vray verbe.
- Lancelot - Arnauld (1676), a pag.101-102

[...] le verbe, selon ce qui luy est essentiel, est un mot qui signifie l'affirmation. Mais si l'on veut joindre dans la définition du verbe, ses principaux accidens, on le pourra définir ainsi: ' Vox significans affirmationem, cum designatione personӕ, numeri & temporis: Un mot qui signifie l'affirmation, avec désignation de la personne, du nombre & du temps. Ce qui convient proprement au verbe substantif. Car pour les autres, entant qu'ils en different par l'union que les hommes ont faite de l'affirmation avec de certains attributs, on les peut définir en cette sorte: 'Vox significans affirmationem alicujus attributi, cum designatione personӕ, numeri & temporis. Un mot qui marque l’affirmation, de quelque attribut, avec designation de la personne, du nombre & du temps'.
- Lancelot - Arnauld (1676), a pag.102-103

[...] on peut remarquer, en passant, que l'affirmation, entant que conceuë, pouvant estre aussi l’attribut du Verbe, comme dans le verbe 'affirmo', ce verbe signifie deux affirmations, dont l’une regarde la personne qui parle; & l'autre la personne de qui on parle, soit que ce soit de soy-mesme, soit que ce soit d’un autre. Car quand je dis, 'Petrus affirmat', 'affirmat' est la mesme chose que 'est affirmans'; & alors 'est' marque mon affirmation, ou le jugement que je fais touchant Pierre, & 'affirmans' l’affirmation que je conçois, & que j'attribuë à Pierre. Le verbe 'nego', au contraire, contient une affirmation & une negation, par la mesme raison. Car il faut encore remarquer que quoy que tous nos jugements ne soient pas affirmatifs, mais qu'il y en ait de negatifs; les verbes neanmoins ne signifient jamais d’eux-mesmes que les affirmations: les negations ne se marquant que par des particules, 'non', 'ne', ou par des noms qui l' enferment, 'nullus', 'nemo', nul, personne, qui estant joints aux Verbes, en changent l’affirmation en negation: 'Nul homme n’est immortel': 'nullum corpus est indivisibile'.
- Lancelot - Arnauld (1676), a pag.103-104

[...] la diversité des personnes & des nombres dans les verbes, est venuë de ce que les hommes pour abreger, ont voulu joindre, dans un mesme mot, à l'affirmation qui est propre au verbe, le sujet de la proposition, au moins en de certaines rencontres.
- Lancelot - Arnauld (1676), a pag.104

[...] les verbes sont de ce genre de mots qui signifient la maniere & la forme de nos pensées, dont la principale est l'affirmation [...] les verbes reçoivent differentes inflexions, selon que l'affirmation regarde differentes personnes & differens temps.
- Lancelot - Arnauld (1676), a pag.112

Nous avons déja dit que les verbes sont de ce genre de mots qui signifient la maniere & la forme de nos pensées, dont la principale est l'affirmation. Et nous avons aussi remarqué que les verbes reçoivent differentes inflexions, selon que l'affirmation regarde differentes personnes & differens temps.
- Lancelot - Arnauld (1676), a pag.112

La connoissance de la nature du Verbe dépend de ce que nous avons dit au commencement de ce discours; que le jugement que nous faisons des choses, (comme quand je dis, 'la terre est ronde'), enferme necessairement deux termes, l’un appellé sujet, qui est ce dont on affirme, comme, 'terre'; & l'autre appellé attribut, qui est ce qu’on affirme, comme 'ronde': Et de plus la liaison entre ces deux termes, qui est proprement l'action de nostre esprit qui affirme l’attribut du sujet.
- Lancelot - Arnauld (1676), a pag.94-95

Et c’est proprement ce que c'est que le verbe: 'un mot dont le principal usage est de signifier l'affirmation': c'est à dire de marquer que le discours où ce mot est employé, est le discours d’un homme qui ne conçoit pas seulement les choses, mais qui en juge & qui les affirme. En quoy le verbe est distingué de quelques noms qui signifient aussi l'affirmation, comme 'affirmans', 'affirmatio'; parce qu'ils ne la signifient qu’en tant que par une reflexion d’esprit elle est devenuë l'objet de nostre pensée; & ainsi ne marquent pas que celuy qui se sert de ces mots affirme, mais seulement qu'il conçoit une affirmation.
- Lancelot - Arnauld (1676), a pag.95

I'ay dit que le 'principal' usage du Verbe estoit de signifier l'affirmation, parce que [...] l'on s'en sert encore pour signifier d'autres mouvemens de nostre ame, comme 'desirer', 'prier', 'commander', &c. Mais ce n'est qu'en changeant d’inflexion & de Mode: & ainsi nous ne considerons le Verbe [...] que selon sa principale signification, qui est celle qu'il a à l'Indicatif [...].
- Lancelot - Arnauld (1676), a pag.95-96

[...] on peut dire que le Verbe de luy-mesme ne devroit point avoir d'autre usage, que de marquer la liaison que nous faisons dans nostre esprit des deux termes d’une proposition. Mais il n'y a que le verbe 'estre' qu’on appelle substantif qui soit demeuré dans cette simplicité, & encore l’on peut dire qu'il n'y est proprement demeuré que dans la troisiéme personne du present, 'est', & en de certaines rencontres. Car comme les hommes se portent naturellement à abreger leurs expressions, ils ont joint presque toûjours à l'affirmation d’autres significations dans un mesme mot.
- Lancelot - Arnauld (1676), a pag.96

Ils [les hommes] ont joint presque toûjours à l'affirmation d'autres significations dans un mesme mot. Ils y ont joint celle de quelque attribut: de sorte qu’alors deux mots font une proposition: comme quand je dis, 'Petrus vivit', Pierre vit; parce que le mot de 'vivit' enferme seul l’affirmation, & de plus l’attribut d’estre vivant; et ainsi c'est la mesme chose de dire: 'Pierre vit', que de dire: 'Pierre est vivant'. De là est venuë la grande diversité des verbes dans chaque Langue; au lieu que, si on s’estoit contenté de donner au verbe la signification generale de l'affirmation, sans y joindre aucun attribut particulier, on n’auroit eu besoin, dans chaque Langue, que d'un seul Verbe, qui est celui qu'on appelle substantif.
- Lancelot - Arnauld (1676), a pag.96-97

[…] la difference des personnes […] est ordinairement dans tous les Verbes.
- Lancelot - Arnauld (1676), a pag.97

Ils [les hommes] ont encore joint [à la signification d'affirmation du verbe] un rapport au temps, au regard duquel on affirme; de sorte qu’un seul mot, comme 'cœnasti', signifie que j'affirme de celuy à qui je parIe, l’action du souper, non pour le temps present, mais pour le passé. Et de là est venuë la diversité des temps, qui est [...] pour l’ordinaire, commune à tous les verbes.
- Lancelot - Arnauld (1676), a pag.97-98

 
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